Pékin, nouvel Eldorado des artistes étrangers
le 3/5/2010 à 16h06
par Benoît Guivellic (Aujourd'hui la Chine)
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Artistes et galeristes étrangers sont de plus en plus nombreux à s’installer à Pékin. Rencontre avec ces étrangers qui participent au développement culturel chinois en marge d'Art Beijing, la foire annuelle d’art contemporain de la capitale.
« C'est parce que ma façon de peindre avait quelque chose d'oriental à la base que j'ai décidé de venir ici », raconte Bianca Regl, jeune peintre autrichienne installée à Pékin depuis 5 mois. « Je voulais voir quel impact la vie ici aurait sur mon œuvre, et puis aussi découvrir des peintres chinois peu connus en Occident.
A 25 ans, la jeune fille a exposé plusieurs tableaux à Art Beijing 2010. « Je trouve ça excitant de peindre ici, explique-t-elle, enthousiaste. Ca change mon discours, parce que les Chinois ne réagissent pas du tout pareil que les Occidentaux à mes peintures. Ils sont moins cyniques et ils n'essayent pas de mettre des étiquettes partout, de tout rapprocher de grandes tendances… Il y a quelque chose de plus frais, ici. »
Comme elle, de plus en plus d'artistes étrangers viennent respirer l'air chinois et apporter leur contribution au bouillonnement culturel de la capitale.
Mais les artistes ne sont pas les seuls à participer au développement de Pékin comme centre artistique international, explique Mme Macneill, conférencière en management artistique venue spécialement de Melbourne pour Art Beijing.
« Le secteur culturel chinois a de grandes ambitions, mais ses acteurs ont beaucoup à apprendre. Dans mon université, nous avons maintenant beaucoup de Chinois, et c'est important, car en Chine de plus en plus d'attention est accordée au développement culturel, mais pour le moment les Chinois ne savent pas comment respecter et construire leur culture», explique t-elle.
« Quant aux galeristes étrangers, d'après moi, même s'ils ne vendent pas encore beaucoup, je crois qu'aujourd'hui personne ne peut se permettre de ne pas être ici. »
M. Lerner, galeriste, a débarqué il y a trois ans à Pékin. « J'ai décidé de tenter l'aventure car mon associée à Montreal, qui est d'origine chinoise, m'y a incité. Mais ici, même si la clientèle pour l'art contemporain se développe, les Chinois restent pour l'instant tournés vers les productions locales. On ne vend pas beaucoup. Donc pour moi, le but est plutôt de donner de la visibilité à l'art contemporain canadien, et d'observer ce qui se passe ici, ce qui est extrêmement intéressant ! Et puis dans le futur, le marché chinois de l'art contemporain ne peut que se développer.»
Pour M. Zhang, journaliste au quotidien Beijing News, cette dynamique est enthousiasmante. « La Chine a vraiment besoin de connaître mieux l'Occident, et réciproquement. En fait, malgré sa modernité naissante, notre pays reste encore culturellement très isolé du reste du monde, donc je suis bien content de constater qu'à travers des évènements comme Art Beijing, le dialogue et les échanges d'idées s'intensifient », conclut t-il.
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artPékin
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