Le tourisme chinois victime de la grippe porcine

La crainte du virus h1n1décourage les voyageurs chinois. Le nombre de personnes souhaitant se rendre à Hong Kong aurait chuté de 80% en 2 semaines. La situation est cependant moins grave que lors du SRAS en 2003.

La grippe porcine a fait chuter dramatiquement le nombre de touristes chinois se rendant à l'étranger, même dans des pays épargnés par le virus A(H1N1), a annoncé samedi le China Daily. Echaudés par la crise de pneumonie atypique (SRAS) en 2003, les Chinois ont annulé ou retardé leurs projets de voyage, y compris vers leurs habituelles destinations favorites comme Hong Kong, le Japon, la Corée du sud, les
Etats-Unis, l'Europe, l'Australie et l'Asie du sud-est, indique le quotidien en anglais citant des tours-opérateurs et agences de voyage.

Vers Hong Kong, le nombre de candidats au voyage "a chuté de 80% au cours des deux premières semaines de mai", a déclaré Xiao Hong, un responsable de China Travel International.

Pour toutes les destinations, "la baisse est si choquante que je n'aimerais pas donner d'estimation", a pour sa part dit Zhang Qingzhu, une responsable de China Comfortable Travel Services.

Bon nombre d'employés de ces agences, comme les guides, se retrouvent en conséquence "en vacances forcées", souligne le journal, citant China M&R Special Tours.

Toutefois, la situation n'est pas aussi grave que durant l'épidémie de SRAS qui avait poussé l'industrie à la cessation d'activité, selon la même source. La pneumonie atypique, apparue fin 2002 en Chine, avait fait 800 morts dans le monde, dont près de 350 en Chine même.

Dans une récente note, Sherman Chan de Moody's economy.com soulignait que la crise sanitaire actuelle avait une résonnance particulière dans la région à cause de celle de 2003: "en Asie, la pandémie potentielle a ravivé les souvenirs douloureux de l'épidémie de SRAS, qui avait eu des conséquences importantes pour certaines économies asiatiques pendant la première moitié de 2003".

Des analystes ont estimé que le SRAS avait coûté quelque 0,6 point de croissance à l'Asie de l'est et du sud-est, en raison notamment de la chute du tourisme et des ventes de détail.


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